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Persévérance scolaire : Conseils aux parents de jeunes décrocheurs

Cette vidéo s'adresse aux parents de jeunes décrocheurs. Elle vise à les déculpabiliser de cette situation. Le décrochage scolaire peut toucher toute les familles, et des professionnels sont là pour les aider, les épauler et les accompagner. Cette situation peut évoluer à la faveur de rencontre positive et motivante pour le jeune.
Un jeune qui a décroché, c'est quelqu'un qui se sent marginalisé. Il y a une euphorie d'abord. Au décrochage, il a l'impression d'être beaucoup plus libre, il va pouvoir faire ce qu'il veut, mais rapidement, il se sent marginalisé. Il est marginalisé parce qu'en fait, la société ne lui offre pas d'autre place. C'est ou le travail ou l'école.
Le travail, quand on n'a pas de diplôme, ce n'est pas facile à en trouver. Même quand on a un diplôme, ce n'est pas facile de rentrer dans une entreprise, donc se trouver dans un temps comme ça où on n'a plus le même rythme, plus les mêmes rites que ses pairs, c'est très déstabilisant.

Avoir un enfant qui a décroché, quand on est parent, c'est super compliqué, parce qu'on n'a pas le recul, parce qu'on est… l'affectif est là, donc il a tendance à nous obscurcir un peu l'esprit. On n'a pas forcément le recul, donc j'ai envie de leur dire : "Faites-vous épauler."

Essayez de trouver des aides à lui apporter et essayez de le comprendre surtout, lui demander ce qui ne va pas, dialoguer.

C'est difficile quand on est parent d'être confrontés au décrochage parce qu'on ne sait plus quelle posture avoir. En même temps, on n'ose pas trop demander de l'aide parce qu'on a tellement peur d'être jugés. On se dit : "Au fond, merde, qu'est-ce que j'ai raté ?" C'est toujours faire ce que l'on peut. Toujours faire le maximum, toujours faire ce que l'on peut. Soyez imaginatifs, inventez d'autres façons de faire, d'autres façons de voir avec votre enfant, peut-être. Évitez de le culpabiliser aussi.

N'enfoncez pas votre enfant, ça ne sert absolument à rien, il va s'enfermer encore plus sur lui-même.

Ouvrir les portes des différentes structures, que ce soit le CIO, aller poser des questions, aller à la Mission locale, revenir vers son ancien établissement, poser la question à un professeur avec qui il s'entendait bien, voilà. Mais le jeune qui a vraiment décroché, il a du mal à ouvrir ces portes-là. L'intérêt, c'est que l'entourage, les parents ou l'entourage proche, des amis, l'incitent, l'accompagnent sur des rendez-vous, et à un moment donné, je crois beaucoup, moi, aux rencontres, il y aura la personne qui va donner l'envie à ce jeune et ne serait-ce que d'aller poser une question ou d'aller à un entretien, parce qu'on voit bien sur ces publics décrocheurs, il y a une prise de rendez-vous, mais c'est encore autre chose que de venir au rendez-vous. C'est beaucoup plus facile de ne pas venir, de ne pas entendre. Voilà, il faut que le jeune ait envie ou soit prêt, mais ça peut prendre du temps.

On ne peut pas faire les choses à la place du jeune. On ne peut pas l'obliger. Il faut reconnaître qu'il a besoin de temps pour réfléchir. Mais qu'une fois qu'il a envie de bouger, on va pouvoir l'aider à le faire.

On a des parents qui sont tellement démunis qu'ils vont prendre les contacts, qu'ils vont proposer la réponse au jeune, mais à partir du moment où le jeune ne s'est pas approprié cette réponse, il ne va pas s'inscrire dans cette démarche. Et je comprends bien, faire à la place de son enfant, c'est aussi se dire : "On fait quelque chose, on avance." Mais il faut que le jeune soit partie prenante.

Trouvez quelqu'un aussi qui va vous aider à vous, qui va vous aider à vous quelque part, peut-être, vous garderez votre part affective, mais vous avez effectivement un complémentaire qui va vous appuyer, qui va vous aider. C'est ça le truc, c'est ça que j'ai envie de dire à ces parents, ça arrive à tout le monde. Vous savez, le décrochage, ce n'est pas une maladie.

Une vidéo
produite par

Onisep Nouvelle Aquitaine - Site de Bordeaux

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