9 vues

Artiste peintre, fresquiste ou muraliste

Artistes peintres, les fresquistes réalisent des décors muraux, des trompes l'oeil sur les façades d'immeubles, ou encore des scènes de spectacles. Ils utilisent différentes techniques et savent imiter les matériaux comme le bois, le métal ou le marbre?
Je suis Charline Chargelègue. Je suis artiste peintre, fresquiste ou muraliste. Fresquiste est devenu un mot générique pour parler de gens qui travaillent sur des murs, mais le vrai mot en ce qui me concerne, c'est muraliste. Au niveau de la clientèle que je peux avoir, pour les plus gros chantiers, ça va être des commandes publiques de communes qui veulent réaliser une fresque, en extérieur plus généralement. Après, ça peut aller du commerçant qui veut refaire sa façade, qui veut créer un motif en extérieur ou en intérieur pour valoriser son commerce. Et puis, il y a les particuliers qui ont commandé une fresque directement sur le mur. Ça peut être aussi un trompe-l'oeil sur un meuble ou en tableau. Il y a la phase de recherche, de documentation, selon le choix du motif que désire le client. Après, je vais commencer à crayonner. Parfois, je fais une maquette du mur. Je prends les cotes. Je fais une maquette à l'échelle. Et je vais venir piocher dans mes documentations en me disant : "Bon, ça, ça fonctionne. Cet objet, je vais le mettre là." Je vais créer une ouverture, une fenêtre, n'importe quoi. Une fois que le projet est validé, je me rends sur place, je fais les premiers tracés, la mise en peinture, jusqu'aux petits détails, jusqu'à la validation avec le client en fin de chantier. Il faut être physique. Des fois, c'est enduire un mur, donc c'est enduire 200 mètres carrés. C'est travailler en hauteur. C'est ne pas avoir peur de monter à cinq, dix, quarante-six mètres de haut. J'ai fait un bac littéraire option arts plastiques. J'ai toujours voulu dessiner. J'ai toujours dessiné. Ensuite, je me suis orientée aux Beaux-Arts. Les Beaux-Arts ont l'avantage de nous apprendre à conceptualiser des projets artistiques, mais l'apprentissage du dessin pur, du dessin précis, me manquait. Je suis parti ans une école d'architecture et de décoration d'intérieur. Quand j'ai démarré ce métier, il y a dix ans, j'ai bénéficié du moment où des grosses entreprises faisaient beaucoup de fresques. On parle de fresques trompe-l'oeil, vraiment le pignon de bâtiments avec les fausses fenêtres, les personnages, etc., quelque chose de relativement classique mais qui prenait beaucoup. Maintenant, on se rend compte que c'est le street-art qui prend la place de ces fresques classiques avec des motifs complètement fous. Ça ne veut pas dire qu'on s'éloigne forcément du trompe-l'oeil, mais l'esthétique est très contemporaine, la technique est très contemporaine. On est vraiment dans l'air du temps. C'est finalement cette direction qui va commencer à primer.

Une vidéo
produite par

Onisep Auvergne-Rhône Alpes - Site de Grenoble

Liste des vidéos

Retour en haut